Le calendrier festif équato-guinéen entrelace commémorations nationales, fêtes catholiques et cérémonies communautaires. Les célébrations mobilisent la musique, la danse et la cuisine, et prennent des formes différentes selon qu'elles se déroulent sur l'île de Bioko, sur la côte continentale ou dans les villages de l'intérieur.
Le 12 octobre marque l'anniversaire de l'indépendance obtenue en 1968 et constitue la principale célébration du pays. Les festivités se tiennent chaque année dans une ville différente, choisie à tour de rôle, ce qui donne lieu à des travaux d'aménagement, à des défilés et à de grands spectacles de danses traditionnelles. D'autres dates officielles ponctuent l'année, notamment la Journée de la femme, la Journée de l'Afrique et l'anniversaire du chef de l'État.
La Semaine sainte, l'Assomption, l'Immaculée Conception et Noël rassemblent les familles autour des offices religieux et des repas partagés. Les fêtes patronales des quartiers et des paroisses ajoutent des processions, des concerts et des rencontres sportives. Sur Bioko, la période de Noël s'accompagne de sorties de danse qui investissent les rues de Malabo pendant plusieurs jours.
Naissances, mariages et funérailles donnent lieu à des rassemblements de plusieurs jours. Les alliances matrimoniales impliquent des négociations entre familles et la remise d'une dot, selon des usages propres à chaque communauté. Les veillées funéraires réunissent le lignage entier et s'accompagnent de chants et de percussions, dans une organisation où chacun tient un rôle défini.
Le balélé anime les fêtes du littoral, tandis que le bonkó sort ses tambours et ses masques lors des réjouissances de fin d'année sur Bioko. Chez les Ndowé, l'ivanga associe chant collectif et chorégraphies rapides. Les troupes villageoises se produisent lors des visites officielles et des rendez-vous culturels, à commencer par le Festival national des danses traditionnelles, qui met les provinces en concurrence et contribue à la transmission des répertoires anciens.