Le droit équato-guinéen s'inscrit dans la tradition civiliste, héritée de la période espagnole, et se combine avec les normes régionales issues de l'intégration en Afrique centrale. Le pays applique le droit uniforme de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, qui régit les sociétés commerciales, les sûretés, le recouvrement des créances, les procédures collectives et l'arbitrage. Les actes uniformes prévalent sur les dispositions nationales contraires.
L'appartenance à la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale emporte l'application d'un tarif extérieur commun, d'une taxe sur la valeur ajoutée harmonisée et d'une réglementation des changes commune adoptée en 2018 et mise en application en 2019. La supervision bancaire relève de la Commission bancaire de l'Afrique centrale et la politique monétaire de la Banque des États de l'Afrique centrale.
La législation nationale sur les investissements prévoit des mesures d'incitation, notamment des avantages douaniers et fiscaux pour certains projets, ainsi que des exigences relatives à la participation locale dans plusieurs secteurs réglementés. Le secteur des hydrocarbures et celui des mines relèvent de textes spécifiques, avec des contrats de partage de production et des obligations de contenu local portant sur l'emploi et la sous-traitance.
Les sociétés sont soumises à l'impôt sur les bénéfices selon un régime général, complété par des dispositions particulières pour les activités extractives. La taxe sur la valeur ajoutée s'applique dans le cadre harmonisé de la zone. Des retenues à la source concernent les prestations réalisées par des non-résidents. Le calendrier déclaratif et les modalités de paiement relèvent de la direction générale des impôts.
Les différends commerciaux peuvent être portés devant les juridictions nationales ou soumis à l'arbitrage, y compris devant la Cour commune de justice et d'arbitrage instituée par l'organisation régionale. Les rapports de la Banque mondiale et des organisations spécialisées relèvent la persistance de faiblesses dans la gouvernance des recettes extractives et dans la prévisibilité administrative. Les autorités ont adopté en 2025 une nouvelle loi sur les marchés publics et engagé des audits d'entreprises publiques dans le cadre du programme suivi avec le Fonds monétaire international.