La monnaie en Guinée équatoriale

Franc CFA d'Afrique centrale

La monnaie en circulation en Guinée équatoriale est le franc de la Coopération financière en Afrique centrale, identifié par le code international XAF. Le pays l'a adopté en 1985, en remplacement de l'ekwele, lors de son entrée dans la zone monétaire d'Afrique centrale. Les billets et les pièces sont émis par la Banque des États de l'Afrique centrale, institution commune aux six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale.

Parité fixe avec l'euro

Le franc CFA d'Afrique centrale est rattaché à l'euro par une parité fixe de 655,957 francs pour un euro, héritée du taux établi lors du passage du franc français à la monnaie unique européenne. Cette parité offre une stabilité nominale et facilite les échanges avec la zone euro, tout en liant l'évolution du taux de change effectif du pays aux mouvements de la devise européenne.

Coupures et usages quotidiens

Les billets se déclinent en coupures de 500, 1 000, 2 000, 5 000 et 10 000 francs, complétées par des pièces de faible valeur faciale. Les paiements en espèces restent majoritaires dans le commerce de détail. Les cartes bancaires internationales sont acceptées dans un nombre limité d'hôtels et d'établissements de Malabo et de Bata, tandis que les services de paiement mobile progressent auprès des particuliers.

Réglementation des changes

Les opérations de change relèvent du règlement de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale adopté en 2018 et entré en application en 2019. Ce texte encadre les transferts vers l'étranger, impose la domiciliation bancaire des opérations d'importation et d'exportation au-delà de certains seuils et prévoit la rétrocession des recettes d'exportation à la banque centrale. Le secteur extractif fait l'objet de dispositions particulières.

Change et disponibilité des devises

Le franc CFA d'Afrique centrale n'est pas convertible hors de la zone d'émission, et il se distingue du franc CFA utilisé en Afrique de l'Ouest, dont il partage pourtant la parité avec l'euro. Les voyageurs procèdent aux opérations de change auprès des banques commerciales installées dans les principales villes. Les déclarations douanières applicables aux sommes transportées relèvent des seuils fixés par la réglementation communautaire.