L'économie de la Guinée équatoriale repose depuis le milieu des années 1990 sur l'exploitation du pétrole et du gaz naturel offshore. Les hydrocarbures représentent l'essentiel des recettes d'exportation, le pétrole brut comptant pour environ 70 % des ventes à l'étranger et le gaz pour près de 20 % selon les données commerciales disponibles. Cette concentration expose les finances publiques aux variations des cours mondiaux.
Les gisements exploités arrivent à maturité et leur production décline. La Banque mondiale a mesuré une croissance du produit intérieur brut de 0,9 % en 2024, niveau jugé insuffisant pour créer des emplois, et anticipait une contraction de 5,4 % en 2025 sous l'effet de la baisse de l'activité extractive. Le Fonds monétaire international a conduit en 2025 une consultation au titre de l'article IV et suit la mise en œuvre d'un programme de référence dont la troisième revue a été approuvée en février 2026.
La dette publique s'établissait à 36,3 % du produit intérieur brut d'après la Banque mondiale. Les autorités ont engagé une série de mesures budgétaires comprenant des réformes fiscales, l'audit des entreprises publiques, une nouvelle loi sur les marchés publics adoptée en 2025 et la suppression progressive des subventions aux carburants. La résorption des arriérés de paiement de l'État envers ses fournisseurs figure parmi les points suivis par les institutions financières internationales.
Le revenu national brut par habitant atteignait 4 134 dollars en 2024, exprimé en dollars constants de 2015, ce qui place le pays dans la catégorie des économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. La proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté est passée de 58,1 % en 2022 à une estimation de 61 % pour 2025. Le chômage s'élève à 13,7 % et l'emploi formel ne concerne que 17 % des postes de travail.
La stratégie nationale connue sous le nom d'Agenda 2035, qui a pris le relais du plan Horizon 2020, vise le développement d'activités hors hydrocarbures autour de l'économie bleue, de l'économie verte et du numérique. Elle s'appuie sur les infrastructures construites pendant la période de forte rente ainsi que sur la valorisation du gaz, de la pêche, de l'agriculture et des services logistiques.