La Banque mondiale évalue le taux de chômage en Guinée équatoriale à 13,7 % et estime que l'emploi formel ne représente que 17 % des postes occupés. L'essentiel de l'activité relève du secteur informel, du commerce de proximité, de l'agriculture vivrière et des services. La population jeune et nombreuse alimente une pression continue sur la demande d'emploi, dans un contexte de croissance ralentie par le recul de la production d'hydrocarbures.
L'administration publique et les entreprises d'État concentrent une part importante des emplois salariés stables. L'industrie pétrolière et gazière emploie un effectif restreint mais qualifié, complété par des prestataires de services parapétroliers. Le bâtiment et les travaux publics, très actifs pendant la période de forte rente, ont vu leur activité se réduire avec le ralentissement des commandes publiques. La pêche, l'agro-industrie et les services numériques figurent parmi les activités que la stratégie Agenda 2035 identifie comme sources potentielles d'emplois.
Les relations de travail relèvent de la législation nationale, qui encadre le contrat de travail, la durée hebdomadaire, les congés, les conditions de rupture et la protection sociale. L'affiliation à l'organisme national de sécurité sociale incombe à l'employeur. Des dispositions relatives au contenu local, particulièrement développées dans le secteur extractif, imposent des obligations de recrutement et de formation de personnel national.
L'exercice d'une activité salariée par un ressortissant étranger suppose l'obtention d'un visa approprié puis d'une autorisation de travail et d'un titre de séjour, délivrés à la demande de l'employeur. Les entreprises du secteur pétrolier emploient des expatriés sur des fonctions techniques, tandis que des travailleurs venus du Nigeria, du Cameroun et d'autres pays de la région occupent des emplois dans le bâtiment, le commerce et les services.
Le revenu national brut par habitant atteignait 4 134 dollars en 2024 en dollars constants de 2015, mais la Banque mondiale estimait la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté à 58,1 % en 2022, avec une progression attendue à environ 61 % en 2025. Le coût de la vie à Malabo et à Bata reste élevé, notamment pour le logement et les produits importés.