La Guinée équatoriale accueille depuis les années 1990 des investissements étrangers massifs concentrés dans le pétrole et le gaz. Le recul de la production extractive, mesuré par une croissance de 0,9 % en 2024 et une contraction attendue de 5,4 % en 2025 selon la Banque mondiale, conduit les autorités à rechercher des capitaux dans d'autres secteurs, en particulier ceux retenus par la stratégie Agenda 2035.
Les activités mises en avant par les autorités concernent la transformation gazière, la pêche et l'aquaculture, l'agro-industrie, le tourisme, la logistique portuaire, la santé et les services numériques. Le secteur des hydrocarbures reste régi par des contrats de partage de production négociés avec l'État et par des obligations de contenu local portant sur l'emploi et la sous-traitance.
L'implantation passe par la constitution d'une société de droit local relevant du cadre régional de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, par l'inscription au registre du commerce et du crédit mobilier et par l'obtention d'un numéro d'identification fiscale. Certaines activités réglementées supposent une licence sectorielle préalable. La domiciliation bancaire des opérations avec l'étranger relève de la réglementation des changes communautaire entrée en application en 2019.
Le paysage bancaire réunit un petit nombre d'établissements, dont des filiales de groupes régionaux, sous la supervision de la Commission bancaire de l'Afrique centrale. Le crédit aux entreprises reste limité et les projets d'envergure recourent fréquemment à des financements extérieurs. Le marché financier régional de la zone offre un cadre pour les émissions obligataires.
La Banque mondiale et le Fonds monétaire international relèvent la dépendance des recettes publiques aux hydrocarbures, l'existence d'arriérés de paiement de l'État envers ses fournisseurs et les faiblesses de la gouvernance des revenus extractifs. Transparency International plaçait le pays au 173e rang sur 180 dans son indice de perception de la corruption cité par Amnesty International en 2026. Les autorités mettent en avant, de leur côté, l'adoption d'une loi sur les marchés publics en 2025 et l'audit des entreprises publiques. Ces éléments constituent des points de vérification préalable pour tout porteur de projet.