La création d'entreprise en Guinée équatoriale relève du droit uniforme de l'Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, commun à 17 États africains. Les règles relatives aux statuts, au capital, aux organes de direction et aux obligations comptables sont donc proches de celles en vigueur au Cameroun, au Gabon ou au Sénégal, ce qui facilite la compréhension du dispositif par un investisseur déjà présent dans la région.
La société à responsabilité limitée constitue la forme la plus répandue pour les petites et moyennes structures. Elle peut réunir de un à 100 associés, dont la responsabilité se limite au montant de leurs apports. Sa gestion incombe à un ou plusieurs gérants et son fonctionnement demeure allégé par rapport à celui des formes par actions.
La société anonyme convient aux projets d'ampleur et aux activités réglementées. Elle repose sur un capital divisé en actions et sur un organe d'administration, avec des obligations de contrôle des comptes plus étendues. La société par actions simplifiée offre pour sa part une grande liberté d'aménagement statutaire et se prête aux coentreprises associant un partenaire local et un investisseur étranger.
Le statut de l'entreprenant permet l'exercice d'une activité individuelle de faible ampleur avec des formalités réduites. Une société étrangère peut également établir une succursale, dont l'existence reste encadrée dans le temps par les textes régionaux et généralement suivie d'une transformation en société de droit local.
Le processus comprend la vérification de la dénomination sociale, la rédaction des statuts conformément aux actes uniformes, le dépôt du capital auprès d'une banque installée dans le pays, l'immatriculation au registre du commerce et du crédit mobilier puis l'obtention du numéro d'identification fiscale et l'affiliation aux organismes sociaux. Certaines activités supposent en outre une licence sectorielle. Les délais varient selon la nature du projet, et la Banque mondiale relève une prévisibilité administrative inégale, ce qui conduit la plupart des porteurs de projet à s'appuyer sur un conseil juridique et un expert-comptable établis sur place.