La Guinée équatoriale est une république présidentielle régie par la Constitution adoptée en 1991, qui a mis fin au monopartisme officiel et ouvert la voie au multipartisme. Une révision approuvée par référendum en novembre 2011 a profondément remanié ce texte en créant un poste de vice-président, en instaurant un Parlement bicaméral et en prévoyant une limitation du nombre de mandats présidentiels ainsi que plusieurs organes consultatifs.
Le chef de l'État est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 7 ans. Il détermine la politique de la nation, nomme et révoque les membres du gouvernement, dispose du pouvoir réglementaire, exerce le commandement des forces armées et peut dissoudre les chambres. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo occupe cette fonction depuis août 1979. Son fils, Teodoro Nguema Obiang Mangue, exerce la vice-présidence, poste issu de la révision de 2011.
Un Premier ministre nommé par le président coordonne l'action gouvernementale, à l'exception des domaines de la défense, de la sécurité et des affaires étrangères, qui relèvent directement de la présidence. Le gouvernement comprend des vice-Premiers ministres et des ministres d'État. L'administration territoriale s'appuie sur les huit provinces, les districts et les municipalités, dirigés par des responsables nommés ou élus selon les échelons.
Le pouvoir législatif se partage entre la Chambre des députés, qui compte 100 membres élus pour cinq ans à la représentation proportionnelle, et le Sénat, créé en 2011, dont une partie des membres est élue et l'autre désignée par le chef de l'État. À l'issue des élections générales de novembre 2022, le Parti démocratique de Guinée équatoriale et ses alliés ont occupé la totalité des sièges des deux chambres.
La Cour suprême constitue la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire et ses magistrats sont nommés par le président de la République. Un Tribunal constitutionnel se prononce sur la conformité des lois et sur le contentieux électoral. La Constitution révisée prévoit également un Conseil d'État, un Conseil économique et social ainsi qu'une Cour des comptes chargée du contrôle des finances publiques. Les organisations internationales relèvent régulièrement la faible indépendance effective de ces institutions vis-à-vis de l'exécutif.