L'emblème de la Guinée équatoriale repose sur un écu au champ argenté portant un kapokier, arbre également désigné par les noms de fromager et de ceiba. Six étoiles à cinq branches, disposées en arc au-dessus de l'écu, complètent la composition, tandis qu'une banderole placée à la base accueille la devise nationale.
Le kapokier occupe une place particulière dans les traditions du golfe de Guinée. La mémoire nationale l'associe aux accords conclus entre les autorités espagnoles et les populations du continent, les grandes assemblées se tenant traditionnellement à son ombre. Sa silhouette imposante en fait par ailleurs un repère familier du paysage forestier du Rio Muni.
Les six étoiles renvoient aux composantes territoriales du pays. La première désigne la région continentale et les cinq suivantes les îles de Bioko, d'Annobón, de Corisco, de Grand Elobey et de Petit Elobey. Cette lecture rappelle la nature composite de l'État, né du regroupement de territoires espagnols dispersés entre le continent et l'océan.
La devise Unidad, Paz, Justicia, que l'on traduit par unité, paix et justice, figure en espagnol sur la banderole inférieure. Elle reprend les trois principes mis en avant au moment de l'indépendance et se retrouve aussi bien sur les documents officiels que sur le pavillon d'État.
Les armoiries ont été adoptées avec l'indépendance proclamée le 12 octobre 1968. Le régime de Francisco Macías Nguema les a remplacées en 1973 par une composition différente, avant que l'emblème d'origine ne soit rétabli après le changement de pouvoir de 1979. Il sert depuis de sceau à la présidence, au gouvernement, aux juridictions et aux administrations territoriales, et il figure sur les passeports ainsi que sur les papiers à en-tête des ministères.
L'emblème apparaît sur les enseignes des bâtiments administratifs, sur les uniformes de certaines forces de sécurité et sur les plaques des véhicules officiels. Les représentations diplomatiques du pays l'affichent à l'entrée de leurs locaux. Sa reproduction à des fins commerciales reste encadrée par la réglementation nationale sur les symboles de l'État.