L'hymne national de la Guinée équatoriale porte le titre espagnol Caminemos pisando las sendas de nuestra inmensa felicidad, que l'on rend en français par une invitation à cheminer sur les sentiers de notre immense bonheur. Le texte est chanté en espagnol, langue officielle et langue d'enseignement du pays, et il ne connaît pas de version officielle dans les autres langues nationales.
Les paroles et la musique sont attribuées à Atanasio Ndongo Miyone, figure du mouvement nationaliste équato-guinéen et ministre des Affaires étrangères du premier gouvernement de l'indépendance. Son parcours politique s'est achevé en 1969, à la suite d'événements qui ont marqué les débuts du régime de Francisco Macías Nguema. L'hymne, lui, a été maintenu sans changement.
L'hymne a été adopté en 1968, année de la fin de la tutelle espagnole et de la proclamation de la République. Il accompagne depuis les cérémonies de la fête nationale du 12 octobre, les prises de fonction officielles et les rencontres sportives internationales des sélections nationales.
Le poème évoque la sortie de deux siècles de domination coloniale et appelle à la fraternité entre les composantes du pays. Il insiste sur l'unité du territoire continental et des îles, sur la liberté retrouvée et sur la nécessité de préserver l'indépendance obtenue. La strophe finale associe cette indépendance à la paix civile et au travail collectif.
La partition, de tempo modéré et de facture solennelle, se prête à une exécution par les formations musicales militaires comme par les chorales scolaires. Les élèves l'apprennent au cours de leur scolarité et les stations de radio publiques la diffusent lors des grandes échéances nationales. Une version instrumentale abrégée est employée pour les honneurs rendus aux visiteurs officiels.
L'hymne forme, avec le drapeau et les armoiries, l'ensemble des symboles reconnus par la Constitution. Ces trois éléments partagent une même origine, celle de l'année 1968, et une même référence à l'unité entre la région continentale et la région insulaire. Leur usage relève des règles protocolaires fixées par les autorités.