Population et indicateurs socio-démographiques

Effectifs et croissance de la population

La Banque mondiale estime la population de la Guinée équatoriale à environ 1,8 million d'habitants pour 2024. Le dernier recensement général, conduit en 2015, avait dénombré un peu plus de 1,2 million de personnes. L'écart entre ces sources tient à la fois à la croissance naturelle et aux méthodes d'estimation retenues, l'appareil statistique national restant peu développé.

La densité moyenne demeure faible à l'échelle du territoire, mais la population se concentre fortement sur quelques pôles, principalement Malabo sur l'île de Bioko et Bata sur la côte continentale. La structure par âge reste jeune, ce qui pèse sur la demande d'éducation et d'emploi.

Niveau de revenu et pauvreté

La Banque mondiale classe le pays parmi les économies à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, avec un revenu national brut par habitant de 4 134 dollars en 2024, exprimé en dollars constants de 2015. Cette moyenne masque des écarts importants de répartition.

La même institution évalue la part de la population vivant sous le seuil de pauvreté à 58,1 % en 2022 et anticipe une progression à environ 61 % en 2025, sous l'effet du recul des recettes pétrolières et de l'inflation. Amnesty International reprend de son côté une estimation de 57 % pour 2024.

Santé et conditions de vie

L'espérance de vie à la naissance atteint 60,7 ans selon les données de la Banque mondiale. L'accès aux services de base demeure inégal, puisque environ 24 % des habitants ne disposent pas d'électricité et 32,4 % d'un raccordement à l'eau courante. Ces indicateurs contrastent avec le niveau de revenu par habitant et avec l'ampleur des dépenses d'infrastructures engagées depuis le début des années 2000.

Emploi et structure du marché du travail

Le taux de chômage s'établit à 13,7 % d'après la Banque mondiale, et l'emploi formel ne représente que 17 % des postes occupés. L'essentiel de l'activité relève donc du secteur informel, du commerce de proximité et de l'agriculture vivrière, un déséquilibre que la stratégie Agenda 2035 entend corriger par la diversification des sources de croissance.