La Guinée équatoriale figure parmi les pays africains dont l'accès reste le plus encadré. Le visa y est la règle pour la quasi-totalité des nationalités, il ne se délivre pas à l'arrivée et son obtention demande un dossier complet ainsi qu'un délai confortable. Les formalités sanitaires s'ajoutent aux formalités administratives, la vaccination contre la fièvre jaune conditionnant l'entrée sur le territoire.
Les ressortissants français doivent être munis d'un visa avant l'embarquement. La demande se dépose auprès de la représentation consulaire équato-guinéenne compétente et le dossier comporte habituellement un passeport valide au moins 6 mois, des photographies d'identité, un extrait de casier judiciaire, une lettre d'invitation validée par les autorités du pays, une réservation d'hébergement, un billet aller-retour et le carnet de vaccination. Les exigences varient selon le motif du séjour, si bien que la liste communiquée par le consulat prévaut sur toute autre source.
Les titulaires d'un passeport des États-Unis ont longtemps bénéficié d'une exemption qui leur permettait un séjour court sans visa préalable. Cette dispense a été suspendue par les autorités équato-guinéennes en avril 2023, et le visa s'applique désormais à tous les voyageurs américains, quel que soit le motif du déplacement. Les ressortissants des pays de la CEMAC restent en revanche dispensés de visa.
Un système de visa électronique fonctionne depuis juillet 2023 et permet de déposer une demande en ligne moyennant des frais de dossier de l'ordre de 75 dollars, avec une réponse annoncée sous quelques jours. Ce canal ne dispense pas des pièces justificatives habituelles et ne couvre pas tous les motifs de séjour, la voie consulaire classique demeurant nécessaire dans de nombreux cas.
Le certificat international de vaccination contre la fièvre jaune est exigé à l'entrée et il se fait dans un centre agréé, au moins 10 jours avant le départ. Ce document est contrôlé à l'aéroport comme aux postes frontières terrestres.
Les formalités de police se déroulent de manière minutieuse à Malabo comme à Bata, et des vérifications de documents ont également lieu sur les axes routiers. Un passeport et un titre de séjour valides sont attendus en permanence. La photographie des installations officielles, ports, aéroports et bâtiments administratifs est proscrite sans autorisation. Les conseils aux voyageurs publiés par le ministère français des Affaires étrangères font foi et méritent une consultation récente avant tout départ.