Aller en Guinée équatoriale en train

La Guinée équatoriale ne possède aucun réseau ferroviaire en service. Aucun train de voyageurs ni de marchandises ne circule sur le territoire, ni sur l'île de Bioko ni dans la région continentale du Rio Muni. Il n'existe donc ni gare, ni horaire, ni billet de train permettant de rejoindre le pays ou de le parcourir.

Absence de voie ferrée

Une courte ligne a pourtant existé sur Bioko au début du vingtième siècle, sous administration espagnole. Ouverte en 1913, elle reliait Santa Isabel, l'actuelle Malabo, à des localités voisines et au littoral, au service principalement des plantations. Faute de rentabilité, elle a fermé en 1929 avant d'être démantelée. Depuis, aucune infrastructure ferroviaire n'a été reconstruite, et les projets évoqués périodiquement dans le cadre de l'intégration en Afrique centrale n'ont pas dépassé le stade des études.

Raisons de cette situation

Plusieurs facteurs expliquent ce vide. Le pays est petit, environ 28 000 kilomètres carrés, et sa population, estimée à un peu plus d'un million et demi d'habitants, se concentre dans quelques villes. La séparation maritime entre Bioko et le continent interdit par ailleurs toute continuité ferroviaire nationale. Enfin l'économie repose sur les hydrocarbures, exportés directement par voie maritime, ce qui n'a jamais créé de besoin de fret terrestre comparable à celui des pays miniers voisins.

Solutions de remplacement

Le voyage international se fait donc par avion, la quasi-totalité des visiteurs atterrissant à Malabo ou à Bata. À l'intérieur du pays, les déplacements reposent sur la route dans la partie continentale et sur l'aérien entre l'île et le Rio Muni. Le réseau routier bitumé s'est fortement étendu depuis les années 2000 et les taxis collectifs assurent les relations entre les villes du continent.

Réseaux ferroviaires de la sous-région

Les voyageurs attachés au train peuvent noter que les lignes les plus proches se trouvent au Cameroun, entre Douala, Yaoundé et Ngaoundéré, et au Gabon, avec le Transgabonais reliant Owendo à Franceville. Aucun de ces axes ne franchit la frontière équato-guinéenne. Une arrivée par le rail dans la sous-région se prolonge nécessairement par la route ou par un vol régional.