Faire ses courses en Guinée équatoriale réserve une surprise à la plupart des visiteurs, celle d'un niveau de prix très supérieur à ce que laisse attendre la région. Le pays produit peu de biens de consommation et importe la quasi-totalité de son alimentation transformée, de ses équipements et de ses matériaux, ce qui pèse directement sur les étiquettes, particulièrement à Malabo.
Malabo figure régulièrement parmi les villes africaines les plus chères pour les personnels expatriés. Le logement, les produits importés et les services professionnels y atteignent des niveaux comparables à ceux des grandes capitales européennes. Cette cherté tient au coût du fret maritime et aérien, à l'étroitesse du marché intérieur et à la faible concurrence entre distributeurs. Les produits vivriers locaux, poissons, plantains, manioc et fruits tropicaux, restent en revanche accessibles.
La monnaie est le franc CFA d'Afrique centrale, dont la parité avec l'euro est fixe à 655,957 francs pour un euro. L'économie fonctionne largement en espèces. Les cartes bancaires internationales ne sont acceptées que dans une minorité d'hôtels et de commerces de Malabo, et les distributeurs automatiques compatibles restent peu nombreux. Un retrait ou un change effectué à l'arrivée évite bien des blocages, l'euro étant la devise la plus facilement convertible sur place.
Le marché central de Malabo et celui de Semu concentrent les produits frais, les épices, les tissus et les articles du quotidien. À Bata, le marché principal joue le même rôle pour le continent. La négociation du prix y est d'usage, contrairement aux commerces à prix affichés. Ces lieux constituent aussi le meilleur point d'observation de la vie quotidienne du pays.
Plusieurs supermarchés de type occidental approvisionnent Malabo et Bata en produits européens, avec des rayons bien fournis mais des prix élevés et un assortiment variable selon les arrivages. L'artisanat, masques fang, sculptures sur bois, vannerie et tissus, se trouve surtout auprès des vendeurs des marchés et de quelques boutiques. L'exportation d'objets anciens ou de produits issus de la faune sauvage est réglementée, voire interdite.