Les télécommunications équato-guinéennes se sont développées tardivement mais rapidement, portées par les revenus pétroliers et par le raccordement du pays aux câbles sous-marins du golfe de Guinée. La téléphonie mobile couvre aujourd'hui l'essentiel des zones habitées, alors que la ligne fixe est restée marginale et que l'accès à Internet demeure coûteux au regard des standards régionaux.
L'indicatif international de la Guinée équatoriale est le 240. Un appel depuis la France se compose donc en formant 00 240 suivi du numéro national, lui-même composé de neuf chiffres. Il n'y a pas d'indicatif régional interne, la distinction entre les numéros se faisant par le préfixe de l'opérateur. Depuis le pays, un appel vers la France se compose en 00 33 suivi du numéro sans son zéro initial.
Le marché repose sur deux opérateurs principaux, Getesa, historiquement lié à l'État, et Muni, arrivé plus tard sur le segment mobile. Getesa dispose de la couverture la plus étendue, en particulier dans les zones rurales du Rio Muni et sur les hauteurs de Bioko. Les deux réseaux fonctionnent en 3G dans les villes, avec un déploiement progressif de la 4G, tandis que les liaisons se limitent souvent à la voix et aux messages dès que l'on s'éloigne des axes principaux.
L'achat d'une carte SIM prépayée se fait dans les boutiques officielles des opérateurs, jamais dans la rue, car l'enregistrement de la ligne est obligatoire. Le dossier demande le passeport, une copie de celui-ci et des photographies d'identité. Les recharges se trouvent en revanche partout, sous forme de coupons vendus par de petits revendeurs. Cette solution revient nettement moins cher que l'itinérance internationale, dont les tarifs restent élevés dans le pays.
Le raccordement du pays aux câbles sous-marins internationaux, complété par une liaison entre Bioko et le continent, a fait progresser les débits disponibles à Malabo et à Bata. La connexion domestique passe surtout par des offres mobiles ou par des accès radio, la fibre restant limitée aux quartiers d'affaires et aux administrations. Les hôtels de catégorie supérieure proposent un accès sans fil, dont la stabilité varie fortement. Hors des deux grandes villes, les coupures de courant affectent régulièrement la continuité du service.